|
La saison 2009-2010 en danse
L'abonnement de saison 2009-2010 pour assister à plus de 40 manifestations est en vente dès à présent, au prix de 96.-
danse
accueil
Black Swan
choregraphie Gilles Jobin (CH)
du ma 22 au sa 26 septembre
ma/je/sa : 19h, me/ve : 20h30
© Thierry Burlot
A chaque nouvelle pièce, Gilles Jobin renouvelle son univers sans jamais le trahir. Il refuse le prévisible, empruntant au philosophe Karl Popper, l’image du cygne noir (black swan), qui symbolise une déstabilisation extrême de notre perception du réel. Changer les regards, les habitudes en introduisant de « l’inquiétante étrangeté ». Plonger dans le monde de l’enfant qui ne cesse de s’étonner, d’expérimenter et de reformuler la lecture qu’il se fait de la vie. Black Swan nous y invite et opère ce bouleversement des systèmes. Dans cette nouvelle création, Gilles Jobin amorce une approche épurée, tournée vers un travail plus individuel, plus près du corps des danseurs, vers une écriture chorégraphique qui se construit à partir d’un mouvement libéré du discours.
« Comme ailleurs, pour que s’accomplisse le poème, il s’agit pour Gilles Jobin, non de construire ou d’inventer une histoire, non d’illustrer une idée, mais de tirer un fil à partir d’une intuition et d’aller jusqu’au point d’exténuation d’un mouvement et d’un imaginaire, sans savoir à l’avance où cela le conduira ni ce que cela veut dire. Le sens : c’est le geste lui-même, et l’improbable qu’il fait surgir. » Sylviane Dupuis
Dans le cadre du Festival International de Danse de Lausanne du 15 sept au 4 oct, www.theatresevelin36.ch
www.gillesjobin.com
******
danse
accueil
Big 3rd (Happy End)
choregraphie Superamas (F)
ma 29 et me 30 septembre
ma : 19h, me : 20h30
© Wolfgang Kirchner
BIG 3rd episode–Happy/End a ce goût amer d’échec et de mort. Pourtant tout semble parfait dans ce spectacle drôle et intelligent: les femmes sont jeunes, belles et sexy; les hommes cyniques, parfois méchants; les dialogues collent parfaitement à l’image d’un programme provocateur et divertissant, genre qui a fait la réputation de Superamas. Mais en utilisant des stratégies de répétition et de décontextualisation, Superamas creuse sous la surface de ses représentations. Surgit alors le pouvoir du désir du bonheur en même temps que sa totale vanité.
En astrophysique, superamas désigne un amas galactique en migration, la plus grande structure connue dans l’univers ; dans le sud des Etats-Unis, c’est une chaîne de supermarchés ; sur scène, c’est un collectif basé à Vienne et à Paris qui dit « nous » pour mieux affirmer sa singularité. Un spectacle de Superamas, c’est donc du monde sur le plateau, du plaisir, de la séduction, alliés à une critique impitoyable de notre réalité médiatique, sociale et politique.
Dans le cadre du Festival International de Danse de Lausanne du 15 sept au 4 oct, www.theatresevelin36.ch
www.superamas.com
******
danse
accueil
tout public / dès 6 ans
Matrioska
choregraphie Tiago Guedes (P)
les sa 3 et di 4 octobre
sa/di : 17h
© Dimitri Wazemski
Matrioska contient un bestiaire fantastique qui, comme la poupée russe qui intitule ce duo, se découvre en de multiples épaisseurs. D’abord abstraites, cellulaires, ces formes se meuvent à leur rythme et à leur façon, puis se transforment peu à peu en insectes merveilleux. Apparaît un cocon d’où surgit une ombre qui effraie, intrigue et finalement s’apprivoise.
A partir d’oppositions simples - le montré et le caché, le sombre et le lumineux, le différent et l’identique, le féminin et le masculin – Tiago Guedes invite les jeunes spectateurs dès six ans à la découverte d’une curieuse énigme. Un jeu de cache-cache au suspense et à la poésie ludique, où chaque image dissimule et révèle une nouvelle.
Entre danse et arts visuels, Matrioska est un éveil sensoriel à l’art contemporain, un magnifique voyage au pays de l’imaginaire où chacun, enfant et adulte, invente sa propre histoire.
Né au Portugal en 1978, Tiago Guedes étudie la musique pendant dix ans avant de commencer sa formation de danseur. Il débute la chorégraphie en 2000 par des pièces en solo. Il enseigne au Centre de pédagogie et d’animation du Centre Culturel de Belém à Lisbonne, où il dirige stages et ateliers pour adultes et enfants.
www.tiagoguedes.com
Dans le cadre du Festival International de Danse de Lausanne du 15 sept au 4 oct, www.theatresevelin36.ch
dès 6 ans
******
danse
création
Champignons
choregraphie YoungSoon Cho, Cie Nuna (CH-KR)
du ma 3 au di 8 novembre
ma/je/sa: 19h, me/ve: 20h30, di: 18h
Les champignons, dans leur étonnante variété, peuvent être délicieux ou dangereux, invisibles ou spectaculaires. Prolifiques, leur multiplication réjouit ou inquiète. YoungSoon Cho conçoit des spectacles empreints de la même étrangeté. Elle invite les spectateurs à la suivre dans ses délires joyeux. Et ça marche ! Tant il est agréable de se laisser surprendre par ce jeu de perception et de transformation du réel qu’elle maîtrise si bien. Hallucinogène, atomique peut-être, Champignons promet d’ouvrir l’espace scénique à de troublantes incertitudes.
Danseuse de Fabienne Berger, Estelle Héritier, Arthur Kuggeleyn, Elodie Pong ou Massimo Furlan, YoungSoon Cho a créé plusieurs spectacles en Suisse, en Angleterre et en Corée du Sud. Trois éléments fonctionnent comme des clés dans ses pièces : le public considéré comme un élément constitutif de la performance, la création d’un lien entre art asiatique et art occidental et une attention persistante aux questions de mémoire et d’origine. Aujourd’hui, elle est artiste associée au Festival des Arts Vivants Nyon (FAR°).
www.cienuna.com
******
danse
accueil
Ilamame mariachi
ecrit et dirige par La Ribot
du me 20 au sa 23 janvier
me/je/sa : 20h30, ve : 19h
photo de répétition
Ilámame mariachi s’inscrit à la suite d’une série de vidéos où La Ribot s’intéresse aux mouvements d’une caméra confrontés à ceux du corps dans l’espace. Caméra à la main, deux interprètes et elle-même se filment en dansant, transmettant non seulement des images captées en direct, mais l’expérience même de leur création.
« La caméra n’est pas un outil, un instrument, un objet bricolé, une invention. Le corps au contraire est instrumentalisé et la caméra devient œil, cerveau, regard, intention. Elle est vivante, elle touche, se promène, se colle aux personnes et aux choses, et les pousse même à se lever, à marcher, à agir... » La Ribot
Danseuse et chorégraphe, Maria Ribot crée des spectacles où la danse interfère avec la performance et les arts visuels. Ses « pièces distinguées », dont certaines ont été montrées en 2000 à l’Arsenic, ont été réunies dans la méta-performance Panoramix, présentée à la Tate Modern de Londres en 2003.
Ce spectacle fait partie des sorties théâtrales proposées par l’Université Populaires. Informations sur www.uplausanne.ch
www.laribot.com
en parallèle, Pour l’instant, je doute, texte et mise en scène Marie Fourquet, du je 21 au di 31 janvier
******
danse
accueil
The best and the worst of us
choregraphie Simone Aughterlony (CH/D)
les sa 30 et di 31 janvier
sa : 20h30, di : 19h
© Christian Glaus
Sur scène, l’ambiance semble parfaite dans The best and the worst of us. Les cinq interprètes sont à l’unisson ; ils dansent ensemble, imitent leurs gestes et se suivent comme un essaim d’abeilles ou un ban de poisson. Leurs mouvements sont régis selon des règles non définies, ouvertes et adaptées à partir de comportements d’animaux, de jeux sociaux ou de mythologie collective. Mais très vite, un pas hors du rythme, un mouvement divergent ébranle cette belle harmonie. Se révèlent alors un désir d’indépendance, une volonté de contrôle ou de distinction qui fragilise la cohésiondu groupe.
En constante métamorphose, les jeux scéniques de Simone Augtherlony glissent du monde animalier à l’acrobatie, du chant au dancefloor. Dans une énergie théâtrale ludique, le spectacle convoque le pire et le meilleur de chacun pour démonter les mécanismes de création collective et faire surgir les relations sous-jacentes qui circulent au sein d’une micro-société.
Chorégraphe et performeuse d’origine néo-zélandaise, Simone Aughterlony vit et travaille entre Zürich et Berlin. Flamboyante interprète de Meg Stuart, elle produit ses propres spectacles dès 2003, se faisant rapidement remarquer en Europe. A Lausanne, on a pu découvrir Performers on Trial à Sévelin 36 ainsi que Bare Back Lying à l’Arsenic.
www.aughterlony.com
en parallèle, Pour l’instant, je doute, texte et mise en scène Marie Fourquet, du je 21 au di 31 janvier
******
danse
création
iFeel
un spectacle de *MELK PROD., Marco Berrettini (F/CH)
du je 4 au sa 6 février
je/sa : 19h, ve : 20h30
Une pièce choréphile pour six interprètes.
« L’ire se fait rare. Au début, donc, n’était pas le Verbe - mais le cri, la vocifération, le hurlement, l’imprécation, la furie, la gesticulation d’un corps déchaîné, l’expression d’un visage hâve, noir ou rubicond, qui, bouche écumante, yeux révulsés ou fulminants, jette à l’entour feu et flammes. Au début était la Colère. Elle est au premier vers du premier chant de l’Iliade - soit à «la première phrase de la tradition européenne» : «Chante-nous, déesse, la colère d’Achille». » Peter Sloterdijk, Colère et temps
« Faut-il être en colère pour créer, aimer, penser et donc exister ? Le projet iFeel naît du désir d’imaginer un spectacle qui parle de ce thymos, cette colère qui est «au-délà du ressentiment», en espérant que Colère et temps de Peter Sloterdijk puisse se transformer en danse. Il me semble que la colère n’est pas soumise à la psychologie ou à la crainte de Dieu, mais qu’elle est guidée par des règles, les mêmes qui régissent la danse. Force, temps et espace. Rythme enfin. Et si la colère est réprimée par la société, ceci veut simplement dire que nous réprimons un espace vital de notre vie. »
Marco Berrettini pour *MELK PROD.
www.marcoberrettini.org
******
danse
création
Playback
concept Nicole Seiler (CH)
du je 25 février au di 7 mars
ma/ve/di : 19h, me/je/sa : 20h30
La technique du playback fait croire à une vérité; pourtant elle consiste à dissocier l’image de la source sonore pour, sur scène, éviter les imprévus du live ou interpréter des chorégraphies irréalisables en chantant. Dans Playback, Nicole Seiler applique ce procédé et porte une réflexion passionnante sur l’image et le son. Elle crée des univers énigmatiques, maltraite et utilise à contre-courant les sources sonores et donne ainsi de nouveaux sens aux situations scéniques et aux mouvements de ses six interprètes. Jeu de collage entre la danse, la vidéo et la bande-son, Playback s’amuse avec une grande fraicheur de ces assemblages, rendant visible les enjeux narratifs d’un spectacle, tout en bousculant nos modes de perception.
Depuis la création de sa compagnie en 2002, Nicole Seiler allie avec brio danse et vidéo, et crée aussi bien des spectacles que des vidéos et des installations chorégraphiques. L’utilisation de ces deux médiums lui permet de moduler de nouvelles tensions scéniques et dramatiques, en jouant avec la réalité et le virtuel, en interférant sur la vélocité du mouvement ou encore en produisant des images auxquelles l’œil ne pourrait accéder sans l’outil vidéo. Depuis 2004, la compagnie rencontre une diffusion internationale.
www.nicoleseiler.com
en parallèle, Autoportrait et Suicide, D’Edouard Levé, mise en scène Guillaume Béguin
******
Fete de la danse
les sa 24 et di 25 avril
La Fête de la danse c’est deux jours pour danser ensemble. Des cours pour apprendre, des projets artistiques pour expérimenter et des bals pour s’amuser !
Dans plusieurs villes de Suisse, des professeurs enseignent les bases de plus de 70 formes de danse en proposant des cours ouverts à tous, sans connaissances préalables requises et quel que soit l’âge des participants.
En soirée, plusieurs bals reprennent la formule du bal musette, mais en version contemporaine et décalée.
D’autres activités artistiques ponctuent ces deux jours de fête et de danse où tout le monde est invité à participer.
Un abonnement de 10.- (gratuit pour les moins de 16 ans) permet l’accès aux cours, bals et spectacles.
Infos détaillées sur www.dansetanzdanza.ch
|
|

|